Produits et méthodes constructives

Avenir Investir se veut prescripteur de matériaux et de produits innovants. Notre Bureau d'Etude Thermique souhaite travailler sur des chantiers pilotes pour tester de nouveaux matériaux aux caractéristiques prometteuses, pour des programmes neufs ou en rénovation. Là aussi, la mise en oeuvre de chantier est un gage de qualité pour le bâtiment final.

Les matériaux à changement de phase

Comment construire un bâti confortable en toute saison tout en réduisant les besoins de chauffage et de climatisation ?

C'est le défi que proposent les matériaux à changement de phase, des matériaux qui ont la propriété de changer d'état en fonction de la température ambiante, ce qui emprunte des calories ou en rejette au passage.

Actuellement, ces matériaux à base de paraffine, sels hydratés ou acide gras existent déjà sur le marché mais ils font encore l'objet d'études poussées en laboratoire pour améliorer leur utilisation et leur conditionnement. En particulier, les chercheurs évaluent leur comportement au feu, leur durée de vie et leur impact sur la qualité de l'air.

Et demain ? Selon Hébert Sallée du CSTB, il est tout à fait possible qu'à l'avenir, les murs ne contiennent pas un seul mais plusieurs matériaux capables de changer de phase à des températures différentes. Résultat, les parois des maisons pourraient, elles-mêmes, mieux réguler la température intérieure d'une pièce, en fonction des périodes de l'année, en apportant l'inertie nécessaire à ce surcroît de confort.

Les isolants sous vide

> Un des enjeux de la performance énergétique, à la fois dans la rénovation et la construction, sera de concilier forte isolation et maximisation de la surface habitable. En effet, lorsqu'il n'est pas possible d'isoler par l'extérieur, l'amélioration de l'enveloppe se fera par la mise en place d'un doublage. Ce dernier est consituté d'une plaque de parement (Type BA13) et d'un isolant (laine minérale ou naturelle) variant de 5 à 15 cm d'épaisseur. Il en résulte une diminution de la SHON et ainsi une moindre rentabilité pour le promoteur ou maitre d'ouvrage qui a en charge l'opération.

Une des solutions envisageables est de mettre en place un superisolant de conductivté 0,005 W/m.K contre 0,040 W/m.K pour une laine minérale ou naturelle. Ce superisolant est constitué d'une enveloppe en aluminium et d'un matériaux nanoporeux tel que la silice pyrogénique. Une fois le vide d'air réalisé (de l'ordre du mbar) dans l'enveloppe ainsi constituée, on obtient un panneau isolant sous vide (PIV). Une simple épaisseur de quelques centimètres équivaut à un isolant classique d'une quinzaine de cms. Si ce matériau possède des caractéristiques thermiques inégalées, ils présentent malgré tout un fort risque de dégradation lors de sa mise en oeuvre ou bien même une fois qu'il est en place. En effet, si le matériau est malencontreusement percé, le vide d'air n'est plus maintenu et la conductivité passe alors à une valeur de 0,020 W/m.K.

Ce matériau est couramment utilisé dans certains systèmes tels que les coffres de volets roulants ou les réfrigérateurs. De nombreux tests sur la mise en oeuvre du matériau dans les bâtiments ont été réalisés en Allemagne et en Suisse mais son utilisation n'a pas encore été généralisée. En effet, son cout de fabrication est bien supérieur à celui d'un isolant classique. On peut s'attendre au développement de ce matériau dans les décénies à venir dans les villes où la surface habitable est chère et lorsque les couts de production auront été sensiblement réduits.

L'ossature bois

> coming soon...